Rappels d'arithmétique et d'algèbre
Parmi les principales branches des mathématiques, on trouve :
- l'arithmétique
- la science des nombres
- l'algèbre
- la théorie générale des opérations
- qui permet de travailler avec des quantités connues ou inconnues
Ces deux branches s'entremêlent rapidement.
Système de numération
Un système de numération utilise des symboles (les chiffres) et des règles d'écriture précises pour :
- écrire les nombres
- nommer les nombres
- rendre sensible la notion abstraite de nombre
Base 10
Dans un système de numération positionnel, une base est le nombre de symboles utilisés pour représenter les nombres.
En base 10 (ou système décimal) :
- on a dix symboles nommés chiffres : 0, 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8 et 9
- on utilise les puissances de dix et leurs multiples
\[\begin{aligned} 372 &= 300 + 70 + 2 \\ &= 3 · 10^2 + 7 · 10 + 3 \\ \end{aligned}\]
Un entier \( z = a · 10^3 + b · 10^2 + c · 10^1 + d · 10^0 \) est abrégé \( abcd \).
Chiffres et nombres
Un nombre comprend un ou plusieurs chiffres :
1165 est un nombre à quatre chiffres.
Dix chiffres suffisent pour écrire une infinité de nombres.
Ensembles de nombres
Les nombres forment un ensemble classé en différents sous-ensembles :
| Symbole | Nom | Définition | Origine probable des lettres |
|---|---|---|---|
| \( \mathbb{N} \) | Entiers naturels Natural numbers |
|
\( \mathbb{N} \) pour Naturale (naturel en italien) Peano |
| \( \mathbb{Z} \) | Entiers relatifs Integers |
|
\( \mathbb{Z} \) pour Zahl (nombre en allemand) Dedekind |
| \( \mathbb{D} \) | Décimaux |
|
Groupe Bourbaki |
| \( \mathbb{Q} \) | Rationnels Rational |
|
\( \mathbb{Q} \) pour quotiente (quotient en italien) Peano |
| \( \mathbb{Q'} \) | Irrationnels Irrational |
|
|
| \( \mathbb{R} \) | Réels Real |
|
\( \mathbb{R} \) pour Real (réel en allemand) Cantor |
Notes :
- l'ensemble des décimaux \( \mathbb{D} \) n'est pas enseigné chez les anglo-saxons
- voir le PDF "Ensembles de nombres" pour une analyse poussée
Chaque ensemble appartient à l'ensemble suivant (relation d'inclusion) :
\[ \fbox{$ \mathbb{N} \in \mathbb{Z} \in \mathbb{D} \in \mathbb{Q} \in \mathbb{R} $} \]
Moyen mnémotechnique pour se souvenir de l'ordre : ℕeℤ Du ℚ ℝé (nez du curé).
Opérations de base
Les opérations de base sont :
- l'addition, ou la réunion de deux quantités
- la soustraction, ou l'exclusion d'une quantité d'une autre
- la multiplication, ou le fait de prendre un certain nombre de fois une quantité
- la division, ou la fabrication de parts égales
La division
Complémentarité
L'addition et la soustraction sont deux opérations complémentaires.
De même que la multiplication et la division.
Lois de l'arithmétique des entiers
Les opérations de base sont gouvernées par des lois :
| Loi | Définition | Explication |
|---|---|---|
| \( {\color{ForestGreen}a + b = b + a} \) | Commutativité de l'addition | Les termes peuvent être commutés ou interchangés, sans modification du résultat de l'opération |
| \( {\color{ForestGreen}ab = ba} \) | Commutativité de la multiplication | |
| \( {\color{crimson}a + (b + c) = (a + b) + c} \) | Associativité de l'addition | Les termes peuvent être associés ou groupés de différentes façons, sans modification du résultat de l'opération |
| \( {\color{crimson}a(bc) = (ab)c} \) | Associativité de la multiplication | |
| \( {\color{navy}a(b + c) = ab + ac} \) | Distributivité de la multiplication sur l'addition ou la soustraction | La distributivité de la multiplication sur l'addition (ou la soustraction) est une opération qui permet de passer d'un produit de sommes (ou de différences) à une somme (ou une différence) de produits |
Un modèle visuel concret aide à comprendre sur quelles bases intuitives reposent ces lois :
En manipulant mentalement le schéma ci-dessus, on peut facilement comprendre pourquoi la multiplication des naturels est commutative : peu importe l'ordre des facteurs, il y conservation du produit.
Les axiomes de Peano permettent de démontrer plus formellement ces lois.
Définition d'un axiome :
Vérité indémontrable mais évidente pour quiconque en comprend le sens (principe premier), et considérée comme universelle.
Égalités
Les égalités figurent parmi les notions communes d'Euclide :
- si l'on ajoute des grandeurs égales à des grandeurs égales, les touts demeurent égaux
- si l'on retranche des grandeurs égales à des grandeurs égales, les restes demeurent égaux
- des grandeurs qui sont doubles d'une même grandeur sont égales entre elles
- des grandeurs qui sont les moitiés d'une même grandeur sont égales entre elles
En d'autres termes :
\[ \fbox{$ \textrm{si} \quad {\color{ForestGreen}a = b} \quad \textrm{alors} \quad {\color{ForestGreen}a + x = b + x} $} \]
\[ \fbox{$ \textrm{si} \quad {\color{ForestGreen}a = b} \quad \textrm{alors} \quad {\color{ForestGreen}a - x = b - x} $} \]
\[ \fbox{$ \textrm{si} \quad {\color{ForestGreen}a = b} \quad \textrm{alors} \quad {\color{ForestGreen}a \times x = b \times x} $} \]
\[ \fbox{$ \textrm{si} \quad {\color{ForestGreen}a = b} \quad \textrm{alors} \quad {\color{ForestGreen}a \div x = b \div x} $} \]
Ces axiomes sont utiles dans les résolutions d'équations.
Priorité des opérations
La priorité des opérations est une convention qui donne l'ordre dans lequel effectuer les calculs d'une chaine d'opérations :
- les parenthèses
- les exposants
- les multiplications et les divisions (de la gauche vers la droite)
- les additions et les soustractions (de la gauche vers la droite)